Billets

15 avril 2019

AG et pas âgés(es)


Les 16 et 17 mars ont eu lieu à Paris, à la fois une assemblée générale extraordinaire de l’APRC, pour la révision de ses statuts, et l’assemblée annuelle ordinaire, occasion pour moi d’une découverte.

Dans un emploi du temps chargé, car il me faut travailler sans relâche, j’avais cependant pris la décision, cette année, d’aller à l’assemblée générale pour marquer mon attachement et ma reconnaissance aux personnes, en particulier du Pôle juridique. J’ai été aidée dans ma prise de décision par la générosité de Catherina, car j’ai découvert que c’est aussi cela, l’APRC.

 
Avant d’être une rencontre statutaire, ce fut pour moi l’occasion de mettre des visages sur des noms et des voix, car elles sont jeunes ces voix au téléphone et je pense en particulier à celle d’Alain; elles disent un incroyable dynamisme.

 
Avec d’autres participants, sans doute, j’ai pris conscience de cette réalité : nous «représentons» 8.720 pensionnés sur les 43.800 que compte la CAVIMAC ; sans oublier les milliers d’anciens ministres du Culte ou membres de collectivités religieuses, qui n’étant pas encore pensionnés, réclament leurs droits pour une mission plus ou moins longue au service d’un culte.

 
Ont commencé les échanges sur les points statutaires à l’ordre du jour, avec les maîtres mots de pertinence, d’exigence, d’expérience, de différence et chemin faisant d’une élaboration collective toute consensuelle à haute voix sous la conduite toute réceptive et responsable de Jean-Pierre. Il en fut ainsi le lendemain. Et je n’ai pu m’empêcher de mettre en parallèle l’éducation religieuse reçue et la liberté de paroles advenue pour plus de justice, d’ouverture aux autres affligés(es) de l’Église. En soirée, le récit de Claude Gueux, ouvrier injustement condamné, texte de Victor Hugo admirablement interprété par Laure-Marie Lafont, puis le chant du violon par Emmanuel Galliot, a donné un autre souffle d’espérance à notre cause.

 
J’avoue qu’avec le recul, je ne peux m’empêcher de penser à cette réflexion au sujet de nous tous : «Et dire qu’on leur donnerait le Bon Dieu sans confession.» Et j’en souris en pensant qu’en haut lieu, dans les hiérarchies de tous ordres, ils n’imaginent pas la jeunesse et donc la pugnacité de l’APRC. Alors, «l’an prochain à l’AG»?


Sophie Gava, 15 avril 2019