Des vœux tournés vers l’AVENIR & Des vœux qui nous engagent …

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Des vœux tournés vers l’AVENIR

Monastère de St. Simeon, Assouan, Égypte - 2018

Quels que soient les « murs »,
ils ne sont jamais
sans ouverture vers d’infinis possibles,
sans surprise inattendue
à saisir au vol.

Chères amies, chers amis, chers membres de l’association,

L’année nouvelle vient de fermer la porte à 2025. Nul ne sait ce qu’elle nous réserve. Nous savons seulement que nous pouvons puiser notre force et confiance dans ce que 2025 nous a offert. Il ne s’agit pas de marcher au rétroviseur, mais de poursuivre notre marche EN AVANT !

Aussi, en ce premier de l’An Nouveau, je vous invite tout particulièrement à prendre connaissance du billet rédigé par André Ruchot. Il est en continuité avec le vécu de l’AG des 29 et 30 mars de l’année écoulée. Il met en lumière comme jamais l’actualité de notre combat pour une retraite convenable pour tous, une actualité qui nous presse à élargir notre champ d’action.

Derrière le droit à une retraite convenable se font jour des droits fondamentaux que les situations d’abus en tout genre ne cessent de faire émerger.

Nous ne pourrons avancer que si nous continuons à creuser le sillon des abus sociaux engendrés par les institutions ecclésiales. Ne nous laissons pas enfermer dans des revendications épuisantes, voire stériles.

Tout abus dénonce une situation d’injustice. Toute situation d’injustice met au jour le besoin urgent de justice. C’est là que notre combat est appelé à se faire solidaire et à venir renforcer des partenariats.

C’est à un éveil des consciences qu’il nous fait œuvrer pour nous-mêmes, pour les situations nouvelles à venir, pour grandir en compétences et acculer les institutions à ouvrir les yeux sur ce qui relève du « trouble à l’ordre public ».

Belle année à toutes et à tous, à « vivre en santé et sérénité » pour reprendre les vœux exprimés par André Ruchot, « une année où la solidarité entre nous sera nécessaire encore pour continuer le combat pour des retraites convenables de nos membres présents et à venir ».

En conclusion, simplement vous partager cette parole de Martin Luther King , elle ouvre à plus grand que nous, elle scelle en notre humanité notre interdépendance : « une injustice où qu’elle se produise est une menace pour la justice partout ailleurs, car nous sommes tous pris dans un tissu de relations mutuelles ».

Merci de votre soutien indéfectible qui se manifeste par bien des manières et contribue à ce tissu de relations entre nous.

Christine Bockaert, présidente de l’APRC et les membres du conseil d’administration

Billet du 1ᵉʳ janvier

Des vœux qui nous engagent…

En ce 1er janvier 2026, une année nouvelle s’offre à nous, membres de l’APRC, alors que cette année soit l’occasion pour chacun d’entre nous, membres de l’association, de vivre en santé et en sérénité ! Une année nouvelle où la solidarité entre nous sera nécessaire encore pour continuer le combat pour des retraites convenables de nos membres notamment. Une année nouvelle pour s’ouvrir à des réalités, elles aussi nouvelles, des personnes qui viennent demander aide et soutien dans leur démarche pour recouvrer leurs droits légitimes à une retraite convenable qui sera servie en son temps.

Le combat est toujours d’actualité. Des communautés religieuses et des diocèses refusent encore de reconnaitre leur responsabilité dans la non-application de la Loi en matière de droits sociaux, à la retraite notamment ; droit social élémentaire à tout citoyen français, quel que soit son statut.

Cette persistance à ne pas appliquer la Loi de 1974 peut malheureusement s’expliquer par le modèle des "quatre étapes de la compétence" relatif à l’apprentissage que j’avais évoqué dans un article « Et si on prenait de la hauteur sur l’AG » d’Agir Retraite N° 97 – juin 2025. En effet, les éclairages apportés par les deux experts, le sociologue et la juriste, lors de la soirée du samedi 29 mars de la dernière AG, m’ont conduit à pouvoir transposer ce modèle aux différentes institutions ecclésiales vis-à-vis des droits des membres en leur sein.

En effet, à partir du postulat du « ça va de soi » que l’engagement à la prêtrise ou l’engagement par des vœux définitifs dans la vie religieuse est forcément prononcé pour la vie entière, et donc, qu’il est impensable que l’on puisse en sortir, les conséquences matérielles, économiques, sociales, psychologiques et spirituelles pour la personne qui sort de la communauté au sens large dans laquelle elle est insérée ne peuvent pas être ni envisagées, ni pensées, ni évaluées en amont. Nous nous retrouvons ainsi dans l’étape 1 du modèle précité, à savoir que les responsables de ces institutions se trouvent dans leur « incompétence inconsciente », c’est-à-dire qu’ils n’ont pas les compétences et n’ont pas conscience de leur manque de compétences de la situation de sortie, d’une situation "hors les murs" de l’institution ou de la communauté. Ces responsables ne savent pas qu’ils n’ont pas la capacité de comprendre ou d’agir en raison d’une insuffisance de savoir ou d’expérience ; ils sont donc "inconscients" de leur manque de connaissance en matière de droits sociaux, tels que le droit à une retraite légale, à l’assurance chômage, au Compte Personnel de Formations au bilan de compétences, à une reconnaissance des compétences professionnelles, etc.

Comme le souligne Cécile Azard dans son article « Abus sociaux dans la vie religieuse » du même numéro d’Agir Retraite, « On pourrait y voir une forme d’abus structurel : non pas d’intention malveillante, mais un système qui nie aux personnes un socle de droits fondamentaux au nom d’une singularité religieuse ». C’est là qu’est la difficulté pour l’APRC de se faire entendre par les responsables sur ce socle de droits fondamentaux.

C’est donc à ce niveau dit d’« incompétence inconsciente » des institutions ecclésiales qu’il nous faut agir pour que cette « incompétence » devienne « consciente ». Et ce n’est pas une mince affaire, car cette phase d’incapacité ne pose pas de difficulté particulière aux responsables, dans la mesure où ils n’ont pas conscience de cet état. Comment rendre « conscients » des personnes à qui l’on a donné un pouvoir sur un groupe, sur une communauté, qui plus est, relève du domaine spirituel ? Alors s’éclaire ici le concept de "continuum" dans les abus sociaux développé par Alexandre Pieroni.
L’inconscience de ne pas savoir pourrait conduire à un enchainement d’abus sur un temps long, abus d’autorité, emprise, abus spirituel, maltraitance, abus sexuel…

La question se pose donc : comment parvenir à faire prendre conscience de ce manque de compétences, de ce manque de connaissances afin que les responsables reconnaissent leur incompétence et acquièrent consciemment une compétence en la matière. Tout d’abord, il avait été évoqué lors des deux dernières assemblées générales d’employer clairement le vocabulaire d’abus sociaux dont le sens a une portée juridique pour tout ce qui est dérive dans la vie « d’entre-soi » d’une communauté décrite par Michel Nebout dans le même numéro d’Agir Retraite de juin 2025. Ensuite continuer à nous former, nous membres de l’APRC, par l’invitation d’experts pour développer notre propre « compétence » sur les ressorts de ces dérives afin de pouvoir mieux éclairer et accompagner les personnes appelées à solliciter notre association et les différents réseaux avec qui nous travaillons. Enfin, ne désespérons pas, intervenir directement auprès des supérieurs de communautés lors d’appels de membres soucieux de récupérer leurs droits à la retraite. Espérons que petit à petit, l’institution au sens large prenne conscience de son « incompétence » et pourra alors acquérir de nouvelles compétences pour sortir de ce qui relève du « trouble à l’ordre public ».

Pour ne pas être trop long dans ce billet du jour de l’an, je m’arrête volontairement à la première étape du modèle référencé qui est la plus marquante et préoccupante pour notre combat et nos actions.

André Ruchot

Association pour une retraite convenable

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